La bague en or

bague en or

Depuis l'Antiquité, l'or fascine par sa couleur, sa rareté et sa résistance à l'oxydation. Une bague façonnée dans ce métal ne se réduit pas à un accessoire : elle réunit un savoir-faire, une valeur matérielle et une portée symbolique.

Une longue histoire

L'usage de l'or remonte à plusieurs millénaires avant notre ère. Il resta longtemps limité, ce métal demandant des techniques fines et une bonne maîtrise du feu.

Avec le développement des échanges, il s'imposa comme référence de valeur, servant à la fabrication d'objets sacrés, d'insignes de pouvoir, puis de monnaies.

La bague, par sa forme circulaire, a reçu une charge symbolique particulière : le cercle évoque la continuité, la fidélité, parfois l'éternité. Cela explique sa présence dans les fiançailles, les mariages et les transmissions familiales.

Les carats et les alliages

L'or pur est trop tendre pour un usage quotidien : il se raye et se déforme. Il est donc allié à d'autres métaux.

Le carat exprime la proportion d'or dans l'alliage, sur vingt-quatre parts.

L'or 24 carats est pur, soit mille millièmes.

L'or 18 carats contient soixante-quinze pour cent d'or, soit sept cent cinquante millièmes : c'est le standard de la joaillerie française et européenne.

L'or 14 carats, à cinq cent quatre-vingt-cinq millièmes, est très répandu dans d'autres pays et plus résistant.

L'or 9 carats, à trois cent soixante-quinze millièmes, est le titre minimal pouvant légalement porter le nom d'or en France.

Les couleurs

Elles proviennent des métaux ajoutés.

L'or jaune associe argent et cuivre en proportions équilibrées.

L'or rose contient davantage de cuivre, ce qui explique sa teinte chaude et sa dureté supérieure.

L'or gris, souvent appelé or blanc, est allié au palladium ou au nickel. Il est fréquemment rhodié en surface, ce qui lui donne son éclat froid, un placage qui s'use et se refait tous les quelques années.

Une précision utile : les alliages au nickel sont une cause fréquente d'allergie de contact, et leur teneur est réglementée en Europe. Les personnes sensibles s'orientent vers des ors gris au palladium.

Les poinçons

En France, les ouvrages en or doivent porter deux poinçons.

Le poinçon de titre, garantissant la teneur : une tête d'aigle pour l'or 18 carats, une coquille pour le 14 carats, un trèfle pour le 9 carats.

Et le poinçon de maître ou de responsabilité, qui identifie le fabricant ou l'importateur, de forme losangique.

Leur présence est vérifiable à la loupe, et leur absence sur un bijou vendu comme or doit alerter.

bijou

Acheter

Le prix d'une bague combine le poids d'or, le titre, le travail de fabrication, les éventuelles pierres et la marge du vendeur. La part du métal est souvent minoritaire sur les pièces travaillées.

Pour les pierres, un certificat d'un laboratoire indépendant est utile au-delà d'une certaine valeur ; il précise le poids, la couleur, la pureté, la taille et l'origine naturelle ou synthétique.

La taille de doigt se mesure en fin de journée, à température normale, les doigts gonflant le matin et par temps chaud.

Le rétrécissement ou l'agrandissement ultérieur est possible sur la plupart des anneaux, dans une limite de deux ou trois tailles, et plus difficile sur les alliances serties sur tout le tour.

Enfin, l'or d'occasion et la refonte d'un bijou hérité permettent de créer une pièce nouvelle à moindre coût, et posent moins de questions d'origine que l'or neuf, dont la traçabilité fait l'objet d'initiatives de certification responsable.

Entretenir

Un nettoyage à l'eau tiède savonneuse avec une brosse souple suffit pour l'essentiel.

Il faut retirer ses bagues pour les travaux manuels, le sport, le ménage et la baignade : le chlore attaque les alliages, et les chocs déforment les griffes des sertissages.

Une vérification annuelle des sertissages chez un bijoutier évite la perte d'une pierre, accident fréquent et évitable.

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